Les travaux du colloque sur : Changements climatiques, ressources naturelles et développement territorial sont ouverts, ce11 juin 2026 et se poursuivront les 12 et 13 Juin 2026 à l’Université Alioune DIOP (UAD).
Bambey, donc, à travers le Groupe de Recherche en Economie et Développement Territorial (GREDT) et le Réseau des Economistes Sénégalais (RES), organisent la cinquième édition des Journées des Economistes Sénégalais (JES 2026). La chorale a chauffé l’assistance par l’exécution de l’homme national, l’hymne de l’UAD et un hit de Julien Jouga ( Serigne Cheikh borom Fass) en hommage à un grand érudit de la Tidianya.
Cette rencontre nationale et internationale (JES 2026) a été présidée par le Vice-recteur, en charge de l’Innovation des Relations Extérieures et du Parte en (VRIREP) Pr Omar Séne, du Secrétaire général Hammadou Baldé, du président du Réseau des Economistes Sénégalais, Pr Elhadj Abdou Aziz Ndiaye (UGB), du Directeur de l’UFR ECOMIJ, Mballo Thiam, des de plusieurs autres membres des universités du pays, Pr Ibrahima Thiam (UIDTH), Pr Babacar Ndiaye (UAM) etc…
Pr Ndéné KA, Chef de Département Économie (UAD) a dans son allocution rappelé le contexte en rappelant que « le changement climatique constitue l’un des défis majeurs du 21e siècle, ce qui impacte divers aspects de l’économie, de l’environnement et des sociétés.
Ses conséquences, notamment la variabilité des régimes climatiques, l’augmentation des températures moyennes et la fréquence
accrue des catastrophes naturelles, perturbent la gestion des ressources naturelles et influencent, selon l’agrégé, au développement territoire.
Ces phénomènes affectent particulièrement les pays en développement qui sont dépourvus de mécanismes d’alerte et de
contrôle des catastrophes naturelles où la dépendance aux ressources naturelles est forte et les infrastructures sociales de bases restent limitées.
La gestion durable des ressources naturelles et l’aménagement des territoires sont au cœur des
stratégies d’atténuation et d’adaptation aux changements climatiques.
Ils affectent directement les ressources naturelles des territoires en altérant la disponibilité de l’eau, en accélérant la dégradation des sols et en réduisant la biodiversité. Dans le domaine des fournitures publiques, ils compromettent l’accès à l’eau potable, l’assainissement et l’énergie, fragilisant ainsi les conditions de vie des populations.Par rapport au secteur agricole, l’universitaire précise » qu’il subit des baisses de rendements et une insécurité alimentaire croissante, tandis que le secteur financier est exposé à des risques accrus liés aux catastrophes naturelles et aux fluctuations des marchés des matières premières, citant (Lee et al, 2018). Devant un Amphithéâtre rempli, les différents orateurs, Pr Abdou Aziz Ndiaye Président du Réseau des Economistes, le Pr Ahmadou Aly Mbaye, ancien recteur de l’UCAD ( leçon inaugurale) en intervention vidéo a expliqué les enjeux économiques, les contingences géopolitiques et les perspectives de l’Afrique pour sortir des sentiers battus pour valoriser les ressources naturelles pour tirer les peuples vers un développent endogène face aux hégémonies américaine, européenne,malgré les résultats encourageants réalisés par la Chine.
Prof Aminata Ndiaye, enseignant-chercheur, UCAD, (climatologue) a expliqué la variabilité climatique et sécurité alimentaire en Afrique de l’Ouest: défis et perspectives en citant les régions du bassin, du ferlo, de la Casamance et des états de l’Afrique de l’ouest dans la dépendance énergétique, les effets pervers de la mondialisation avec l’accaparement des terres, des ressources naturelles, les conflits entre agriculteurs et éleveurs sont autant de couacs qui ont été rappelés.
Des hommages ont été rendus aux recteurs, aux membres du réseau et surtout aux professeurs Ahmadou Aly Mbaye et au regretté Professeur Moustapha Kassé décédé le 1er juin dernier.
