Malgré leur engagement et leur expertise, les femmes évoluant dans le secteur de la santé font face à de nombreux obstacles : accès limité à certains niveaux d’étude, progression académique lente, stéréotypes persistants et faible représentation dans les instances de décision et de financement.
Un constat préoccupant, renforcé par les réalités du système de santé.
Le Pr Aïda Kanouté alerte : « la part supportée par les ménages dans les dépenses de santé peut être qualifiée de catastrophique », mettant en lumière les difficultés d’accès aux soins pour de nombreuses familles. Elle déplore également la baisse d’un budget déjà en deçà des standards internationaux.
Mais au-delà du diagnostic, les voix s’élèvent pour agir. « On ne nous entend pas », dénonce le Pr Coumba Kane Touré, appelant à une plus grande inclusion des femmes dans les sphères décisionnelles.
Un appel appuyé par le Pr Fatou Samba Diago Ndiaye : « Nous devons passer de la table de soins à la table des négociations budgétaires ».
Les échanges ont aussi mis en lumière l’importance des rôles modèles et du mentorat. Des figures inspirantes comme le Pr Ndioro Ndiaye, pionnière africaine de l’agrégation en odontologie-stomatologie, continuent d’ouvrir la voie.
Famille, encadrement et transmission apparaissent comme des leviers essentiels pour soutenir les vocations féminines en médecine.
« Grâce au mentorat, nous pouvons inverser la tendance », souligne le Pr Coumba Kane Touré.
Mars à l’UCAD se poursuit avec deux rendez-vous majeurs :
Ces rencontres organisées par la DACS_UCAD, en partenariat avec ISRA BAME et Pasneeg, s’inscrivent dans une dynamique de dialogue, de réflexion et d’action pour l’égalité de genre.
À noter : le 1e panel de la série, tenu le 10 mars, portait sur les défis des femmes agricultrices.